Secrets de pierres en Entre-Sambre-et-Meuse

...sur les traces de nos lointains ancètres.

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Arkose - Autres sites

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Tombes gallo-romaines
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Les meules gallo-romaines de Salmchâteau.

Ce sont des meules coniques  en arkose de type ardennais que l’on a produites dans la région de Salmchâteau du temps de l’occupation romaine.
Elles sont de plus grandes dimensions et plus épaisses  que celles de Macquenoise. Elles sont de forme conique et ont généralement un diamètre de 90 cm et une épaisseur au centre de 25 cm.
Une des faces du disque est constitué en plan horizontal, l’autre a une surface légèrement conique, dont le centre se relève brusquement pour former une saillie en tétin. Au sommet de celui-ci, est creusé un canal tubulaire qui parfois perfore la meule d’outre en outre, parfois s’arrête à mi-chemin ; dans ce cas , le fond est arrondi et forme un creux hémisphérique. Quand le moulin était monté, un pivot tournant librement dans la meule inférieure, traversait le disque du dessus, auquel il était attaché au moyen de cales laissant subsister des espaces suffisants pour que le grain à moudre puisse y couler. Un arbre transversal à deux branches, fixé au sommet du pivot, servait à mettre le moulin en mouvement, et on pouvait y atteler une bête de somme ou même un esclave.

Et chez nos voisins français ?

En France, l’arkose est surtout située dans le Massif des Vosges et en Franche-Comté dans le Massif de la Serre.
La Serre est un petit massif granitique recouvert de grès triasiques qui ont servi à la fabrication de meules et cela depuis le début du Néolithique ( vers 5000 avant notre ère ).
Au Néolithique et à la Protohistoire, le matériel de mouture est classiquement composé d’un couple de meules : la meule dormante et la molette.
Ce moulin de type « va-et-vient » est l’outil principal des premières communautés agricoles pour moudre leurs  céréales qui étaient la base de leur alimentation.

Moulin primitif d’époque néolithique retrouvé dans les environs de Moissac. (France)

Sa qualité d’outil domestique du quotidien perdure avec l’arrivée du moulin rotatif aux environs du 5ème siècle avant notre ère.
L’homme a besoin d’écraser les céréales et fabriquer de la farine et des carrières de ces époques ont été découvertes sur les communes de Malange et de Moissey, non loin de Dôle.
La production de meules de ces carrières ne s’est éteinte qu’en 1910.
Au 18ème et au 19ème siècle, il fallait produire de grandes meules ; ce qui a eu pour effet d’effacer les traces d’exploitation des petites meules rotatives romaines.
Pour extraire une meule de 1,20 m de diamètre, il fallait d’abord la tracer sur la roche. Le carrier, avec un pic, faisait  tout autour une tranchée d’environ 40 cm de profondeur et de 20 cm de large. Enfin, avec un coin métallique, creusait une série d’encoches quadrangulaires sur tout le pourtour de la meule afin de la détacher du massif.
Ici, à côté de Moissey, dans les forêts d’Offlanges et de Malange, dans une carrière de meules, après 7000 ans d’exploitation, on peut encore lire en « négatif », les travaux d’extraction de meules à blé, de tailles diverses, de 60 à 130 cm de diamètre.